Femmes, je vous…

Je n’ai jamais compris les femmes, leurs cercles, leurs « je t’aime moi non plus », leur façon de vous regarder quand vous rentrez dans la pièce, cette façon de poser des questions qui tuent façon innocente.

Je suis une femme mais je n’ai pas l’impression d’appartenir à cette race, et des fois je me demande si ce n’est pas plus mal. Hypocrisie et compagnie, grands sourires devant et cassage de sucre dans le dos, j’ai ça en horreur.

J’ai aujourd’hui 34 ans et je me demande à quelle âge une femme cesse d’être une ado.
J’ai grandi parmi des femmes, au lycée j’étais dans une section de femmes, j’ai un travail essentiellement féminin… Pfiou, overdose je crois.
Pas de mes soeurs, pas de ma famille, mais c’est vrai qu’elles m’ont, nombreuses et différentes qu’elles sont, donné des échantillons au cours de l’enfance et de l’adolescence, de ce qu’allait être la vie entourée de femmes.

Attention, je généralise à donf, c’est normal, c’est pour vous faire part d’un ressenti datant d’il y a tellement d’années, enfoui en moi, et commençant à me ronger de l’intérieur, il faut que j’en parle, que je vous explique, et que ça soit bien saisi !

C’est marrant, à la base cet article devait être une vidéo sur ma chaîne, que j’avais commencé à filmer en décembre, et puis, bébé pleurant, j’avais dû arrêter et je n’ai jamais repris, puisqu’en plus j’ai stoppé ma chaîne entre temps.
Ce sera sans doute moins brouillon à l’écrit, disons que j’ai le droit de revenir en arrière dans mes propos ici au moins, et étant donné que je n’ai jamais su préparer un plan pour une vidéo, à l’écrit tout passe mieux.

J’ai essayé, oh oui je vous jure que j’ai tenté, de m’intégrer dans des groupes de filles, depuis le collège, mais je n’étais pas assez bien et populaire pour faire partie de la bande de Caroline, celle qui faisait la bise au mecs, à Sammy… Elles n’ont jamais voulu de moi, pas assez à la mode, sans doute je devais leur mettre la honte, ça me fait rire d’écrire ça tellement c’est certainement vrai… et idiot !!
J’avais peu d’amies mais des vraies, des sympas et avec qui je me marrais quand même super bien, Marie, Sabrina, Laurence.

Le lycée fut une catastrophe, classe de Sciences Médico-Sociales, que des filles, ah non UN mec en terminale, je vous en ai déjà parlée, là où on m’emmerdait à propos de mes joues rouges et mon absence de sourcil ! Ben voilà, encore une fois je n’ai pas réussi à m’intégrer mais c’était au dessus de mes forces, on avait réuni toutes les pires pauvres filles de Toulouse dans une seule classe… du moins c’est l’impression que j’avais haha (et moi l’exception qui confirmait la règle, cela va de soi).

Puis j’ai bossé. Secrétariat médial, entourée d’énormément de femmes, mais tout de même de quelques hommes pour rétablir la balance. A l’hôpital.
Je m’y suis d’ailleurs fait deux amies, deux femmes extraordinaires que jamais je n’oublierai : Jojo et Ourida.
Jojo nous a malheureusement quittés il y a une dizaine d’année, paix à son âme, sa belle âme. Elle venait du Congo, elle avait un super caractère (enfin une poigne d’enfer surtout, même les hommes avaient peur d’elle, j’adorais ça), un humour décapant que je me surprends parfois à avoir, et j’ai une pensée pour elle quand ça m’arrive ! D’elle je retiendrai l’indépendance, le travail (elle m’a tout appris, je lui dois mon professionnalisme et mes qualités au travail), la générosité, et l’honnêteté. Quand elle avait quelque chose à te dire elle ne passait pas par 4 chemins, tu te prenais le truc en pleine face, puis c’était fini, ensuite elle te chariait et plaisantait avec toi… elle était entière, elle me manque.
Ourida et moi nous sommes perdues de vue, je suis partie loin des Yvelines, elle a sa vie avec ses 4 enfants adultes, elle aurait pu être ma maman vu nos âges. Pour elle je n’ai pas envie de dire « loin des yeux loin du coeur », car elle fera toujours partie de ma vie. D’origines Kabyles, elle avait eu une enfance assez difficiles, elle n’était pas riche mais jamais on ne l’entendait se plaindre de sa situation, elle profitait de chaque instant. D’elle aussi je retiendrai la générosité (elle donnerait son manteau à n’importe qui en plein hiver), le travail, entretenir un foyer de 6 personnes seules et sans diplôme requiert beaucoup de courage et de disponibilité au travail, la démerde, elle avait une solution à tout, et l’humour aussi… j’ai tellement rit avec elle… avec elles.

Le reste n’était que des relations superficielles.
Et ça l’est malheureusement resté de 2008 à aujourd’hui… je n’ai jamais réussi à entretenir de relation sérieuse, d’amitié, avec aucune de mes collègues depuis là. J’ai essayé, pareil, et toujours été déçue.
Attention encore une fois forcément c’est moi qui en parle et donc je ne me remets pas forcément en question, je n’y suis pas pour rien c’est évident, je pense juste que je ne sais pas faire (ça me fait penser qu’il faut que je vous poste mon article écrit il y a quelques années sur l’amitié).

Dans les différents groupes d’amies (par internet au départ puis devenus réels) que j’ai fréquentés dans ma vie d’adulte, je n’ai jamais vraiment trouvé ma place non plus, les filles sont bizarres…
Ceci dit, je remarque que beaucoup de filles que j’ai connues et qui me ressemblent de caractère, perdent leurs amies exactement comme moi, et s’en trouvent d’autres, à tour de rôle.
Mais comment font celles qui les gardent 10, 20 ans et plus ? Je n’ai pas la recette de ce succès.

Les femmes ne m’aiment pas à première vue. Elles me scrutent, cherchent le truc qui ne colle pas, tentent de lire derrière mon sourire gêné (ancienne timide, toujours un peu active dans les débuts) de l’hypocrisie ou de la méchanceté, je le sais, je le vois, et je ne suis pas bête, pas sur ça en tous cas ! Et le fait que je sois plus ou moins (moi je ne trouve pas vraiment mais on me le dit) « originale » dans ma façon de me vêtir, de me maquiller et de me coiffer, malgré le fait d’être ronde, ça les dérange, mon Dieu ça les emmerde, elles ne comprennent pas, elles n’ont pas la clé, je suis donc forcément bizarre et on ne veut pas de moi. C’est con, si on gratte un peu je sais qu’on peut trouver une perle, seulement il faut la mériter et aujourd’hui je doute que l’huître se ré-ouvre un jour pour quelqu’un.
Et puis grand malheur, comme je dis ce que je pense, je passe pour une *£+0@ »#, mais je ne vois pas l’intérêt de mentir quand je donne mon avis sur une personne ou sur un trait de caractère de quelqu’un etc… mais on ne pense pas toutes comme moi, et je me prends des murs à chaque fois haha

On me dit régulièrement « c’est de la jalousie, elles aimeraient s’assumer comme toi mais n’y arrivent pas »… En fait je n’ai pas envie de croire que c’est vrai. Parce que ce serait tellement ridicule d’enfoncer quelqu’un juste parce qu’il a l’air heureux.
J’aimerais que les femmes arrêtent de se cracher dessus sans arrêt, fassent preuve de plus d’ouverture d’esprit, cessent de chercher les broutilles et les conflits là où ils n’ont pas lieu d’être, peut-être alors que les hommes arrêteront de nous prendre pour une race inférieure.
Parce qu’être féministe c’est surtout croire en la femme, l’aider à devenir ce qu’elle doit être, corriger ses défauts et mettre son énergie dans quelque chose de positif plutôt que de perdre son temps à détruire celles qui s’élèvent, et à penser que tous les hommes ne sont que des machos misogynes, il faut évoluer !

Bien à vous, Pinky*

15 commentaires sur “Femmes, je vous…

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  1. Ah les relations entre femmes sont compliquées et ça me désole aussi car je pense que l’égalité hommes-femmes que l’on souhaite tant passe énormément par la bienveillance que l’on peut se porter les unes à l’égard des autres, et c’est clairement pas gagné ! Je suis loin d’être parfaite, mais c’est rigolo car Kev me dit souvent que je me fais regarder de haut en bas dans la rue ou dans des lieux publics, alors que moi je ne calcule même pas les autres nanas ou au pire c’est parce que je les trouve belles… Breeeeeeef !

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    1. Moi aussi je regarde beaucoup les jolies femmes et je leur souris, pour montrer que je juge pas, en tous cas pas méchamment hihi et je ne remarque aucun regard sur moi dans la rue en revanche, mais dans les milieux fermés toujours…

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  2. Je comprends ce que tu veux dire. Bref après une adolescence de M—- impossible de vraiment trouver de perle rare… Bon sauf Marielle , elle c’est pas pareil…c’est Marielle quoi ! Sinon , à une exception près ( Sandrine) , j’aime bien mes connaissances, mes collègues on passe de bons voire très bons moments….et puis ils mutent, je change d’activité ou mon fils en commence une autre …et ça s’arrête. Et personne ne me manque, je vis bien avec elles mais très bien sans elles !! Pas plus d’État d’âme ! Voilà voilà…

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  3. Coucou. Des que je t’ai suivi sur ta chaîne YouTube il y a maintenant 2ans, j’ai senti que tu avais un problème dans tes relations féminines. Je sais pas vraiment ce qui m’a fait dire ça…. En tout cas je comprends ce que tu ressens car moi même j’ai toujours eu ce soucis. Aujourd’hui j’essaye d’accepter le fait que l’amitié féminine n’est peut être pas faite pour moi mais c’est dur car j’aime tellement discuter de tout et de rien. Aujourd’hui j’ai remarqué que les gens adorent quand tu vis dans le malheur…. Ils font genre d’être présents mais juste pour cracher sur toi. C’est tout de même triste d’en arriver à se dire que ce n’est pas fait pour nous…. Ta personnalité m’a toujours troublé, car d’un côté tu parais très sûre de toi et on imagine pas que tu es « sans amie » car tu partages quand même pas mal sur les réseaux sociaux etc…. Et beaucoup de femmes te suivent. Alors justement ça te fait quoi que beaucoup de femmes te suivent tout en sachant que tu as toujours eu une relation bizarre avec elles ? Bises

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  4. Coucou ma belle Marion c’est moi Sarah, j’ai adoré ton article tu écris très bien et ton récit m’a beaucoup touché!
    Je t’avoue que moi je n’ai jamais eu de souci étant plus jeune avec les filles mais plus je grandis et plus je me sens « à part »…Tu le sais je pense car on en avait déjà parlé lors d’un de tes lives moi niveau amitié c’est le néant, je ne sais pas comment font les autres comme tu le dit pour être amie depuis genre 10ans mais moi je n’ai pas trouvé ça soit ça venait de moi ou de l’autre en face, bref quoi qu’il en soit ton article est très intéressant j’aime beaucoup te lire et je continue de lire tes autres articles au plus vite gros bisous ma belle et merci d’être celle que tu es!!! ❤

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  5. Beaucoup de femmes pensent ça, et pourtant je n’en fais pas partie. J’adore les femmes, je les trouve fortes, courageuses, parfois mauvaises langues c’est vrai mais souvent drôles et tellement vivantes. Depuis que je suis maman, je trouve qu’on porte tellement plus de choses que les hommes ( que j’aime aussi mais pour autre chose!) et que la vie est déjà dure pour nous que la bienveillance et l’entraide entre nous devrait être de mise… J’ai des vraies amies depuis presque 20 ans et sans elles pour me soutenir, me comprendre, me faire rire et essayer mes larmes, ma vie serait tellement moins belle… Soyons solidaires entre nous, c’est la clé du bonheur.

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  6. coucou marion.moi non plus je n’ai pas d’ami, je suis tres solitaire.oui j’ai des connaissances ,des personnes avec qui je discute parfois mais c’est tout. mais je tiens à ma solitude ,personne ne me manque . j’ai ma mère et ma sœur pas loin de moi et c’est amplement suffisant. je pense que ce n’est pas vital d’avoir une amie! telles sont mes pensées à ce sujet, à bientôt !

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