Je les dérange… Et c’est tant mieux

C’est bien connu, l’Homme n’aime pas voir ses congénères heureux.
Les riches nous fascinent autant qu’on les déteste, à cause de leur argent.
Les beaux nous renvoient à tous ces complexes que nous regardons avec horreur dans le miroir.
Les intelligents, intellectuels, nous rappellent à chaque instant nos faiblesses culturelles ou nos échecs scolaires.
Les couples amoureux ou tout simplement ceux qui laissent croire que l’amour éternel est leur bien le plus précieux nous frustrent dans notre célibat bien trop long.

On connaît tous une personne de notre famille tellement malheureuse et seule qu’elle déteste tout le monde… Sauf les personnes qu’elle estime aussi perdues ou mieux encore, plus perdues qu’elle.
Cette personne là s’entoure d’autres personnes appelées des « amis » qui bien sûr la plupart du temps n’ont pas de conjoint, ou plus (décès, le top, divorce, ça laisse des sujets pour des soirées blabla) sont atteints de longues maladies pourquoi pas, ça l’aide à se sentir moins pire au final, et en cas de perte de cet ami ça lui permettra de déprimer un peu plus…
Bref, vous la connaissez cette personne, dans votre esprit vous pouvez même la diviser en 3-4 membres de votre famille, collègues de boulot ou ex connaissance.

Cette personne là aime aussi s’entourer de personnes physiquement comme elle si elle se trouve laide ou n’aime pas son corps, parce que le « mieux » l’affaiblit, elle se sentirait bien trop mal avec une meilleure copine mieux foutue qu’elle par exemple, étant donné qu’elle la detesterait de toute façon.

Je ne supporte pas cette personne là. Elle me fait peur, m’oppresse, me fait de la peine c’est clair, mais me fait surtout honte… De la race humaine.

Si je me regarde, m’etudie objectivement, évidemment je vais me trouver mille défauts, déjà physiquement car il est indéniable que je ne suis pas la femme idéale, parfaite, avec les mensurations d’une top modèle, mais alors psychologiquement c’est sans doute pire, beaucoup de névroses, de « trucs » à régler avec moi même, et intellectuellement je suis loin d’une Einstein, malheureusement ou heureusement, je suis simplement humaine, avec le peu de qualités et la quantité astronomique de défauts que cette condition représente.

Mais je suis heureuse, je vis pleinement et je m’aime, je m’admire souvent, je m’adule même parfois, je n’ai pas honte de le dire, je trouve que j’ai beaucoup de chances au final d’être moi et pas une autre. Et ça, oh oui ça, cet acquis qui m’a pris des années difficiles, ça dérange.

Ça embête les personnes mal dans leur tête, mal dans leur corps, que malgré mes plus de 100 kilos (dont je n’ai absolument pas honte, ce n’est rien qu’un chiffre) et mon absence de sourcil, je me sente jolie et désirable, sexy et intéressante.
Je ressens souvent une sorte de gêne, comme une honte, dans le regard de mes proches (famille ou connaissances récurrentes) quand je suis apprêtée, mise en beauté, en robe moulante malgré mes bourrelets et mon ventre disgracieux, mes bras trop gras et cette cellulite apparente (qu’honnetement on ne peut que difficilement cacher).
Ça les embête que même si objectivement mes défauts ressortent plus volontiers que les leur je ne m’apitoie pas sur mon sort, je jouis de chaque instant, de chaque plaisir de ma vie parce que je n’en aurai qu’une et que je la veux magnifique et sans frustration.

Non. Moi je suis qui je suis et je n’ai à rougir de rien, je suis fière d’être aujourd’hui enfin une femme qui respire la joie, le bonheur et qui plus est porte la vie.
J’ai le droit d’être heureuse après presque 15 ans de tristesse absolue, deux tentatives de suicide, de haine de moi même, de jalousie d’autrui, d’envie permanente de ce que je ne serais jamais…

Malheureusement à l’heure actuelle j’ai un vilain défaut, oui, je méprise énormément les gens qui se complaisent dans leur malheur et leurs complexes et ne parlent que de ce qui ne va pas, mais par ailleurs font semblant de se moquer de leurs soucis avec eux mêmes.
J’ai pitié d’eux et ne souhaite absolument plus m’entourer de ces individus qui me pourrissent l’existence.

Je veux vivre, et tant pis si ça les dérange, je m’aime.

Bien à vous, Pinky*

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